49 LOGEMENTS BBC Zac Alphonse Guerin Rennes (35)


Maître d’ouvrage :  PIERRE PROMOTION + ARCHIPEL HABITAT

Programme : COLLECTIFS LOCATIFS + COMMERCES

Coût : 4 200 000 euros HT (1 357/m2)

SHAB : 3 093 m+ commerces

Equipe : J-P Crusson (architecte mandataire) / I2C (BE TCE)

Phase : livré (décembre 2012)

Niveau de performance : BBC, H&E (profil B)

Mission : complète base loi MOP (DET partielle : Suivi architectural) DET réalisée par la maitrise d’ouvrage (hors contrat)

Ce programme BBC s’organise en deux tranches : une première (« Alphonse Guérin ») donne sur la rue et rassemble 49 logements sociaux. La seconde (« Barbotière ») — côté Vilaine — regroupe 63 appartements destinés à la vente.

 

La position stratégique de cette opération a fortement orienté notre proposition : l’objectif consistait ici à réinterpréter le vocabulaire de certains bâtiments historiques qui structurent les quais de Rennes. Le musée des Beaux-Arts, la

Poste-République ou l’ancienne faculté dentaire sont finalement construits sur la base d’une même logique : leurs façades sont organisées « en strates » qui soulignent fortement les niveaux — un socle, des étages, un toit attique. Cette logique privilégie les horizontales aux verticales qui marquent des angles ou des entrées. Ces façades se distinguent aussi par leur modénature et la précision des détails.

« Alphonse Guérin » est réalisé en béton lisse ou matricé. La matrice dessine un calepinage très horizontal : une sorte d’appareillage de lames de pierre (assimilable à la pierre de schiste) qui « surligne » les différentes lignes de planchers. Le dessin, la proportion et la position des ouvertures ont fait l’objet d’une attention particulière et de réglages précis : chaque fenêtre a un linteau en creux qui crée une verticale sur chaque nez de plancher ; les balcons orientés au Sud (donnant sur la Vilaine) sont alignés sur le calepinage des banches ; tous les éléments de serrurerie en façade (ceux de l’attique compris) sont sur le même nu.

Plutôt que de le montrer comme la situation privilégiée et essentielle du projet, l’attique est positionné « en retrait ». A ce niveau, tout est peint en blanc, garde-corps perforés compris, jusqu’au point de presque s’effacer et de disparaître. Tout est mis en œuvre pour que le bâtiment — au gabarit pourtant imposant — réussisse à se fondre dans le décor.

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