74 LOGEMENTS COLLECTIFS / 8 RUE THEODORE BOTREL, LIFFRE (35)


Maître d’ouvrage : Pierre Promotion
Programme : COLLECTIFS EN ACCESSION LIBRE
Coût : 6 996 600 euros HT
SHAB : 2 664 m2
Equipe : C.Lemonnier (économiste) / THALEM (BE fluides ET THERMIQUES) / Ouest structure (BE structure)
Phase : PRO en cours
Niveau de performance : BBC
Mission : complète base loi MOP

 

INTENTIONS ARCHITECTURALES

Intensifier la ville de Liffré.

Le projet que nous vous présentons aujourd’hui est le résultat d’un travail essentiellement basé autour de cette question.
Notre expérience et nos souhaits architecturaux nous amènent à trouver les réponses dans le contexte d’un programme. Guider par une approche urbaine, patrimoniale ou politique, le développement d’un centre historique est souvent porté par la population qui y habite. Le projet architectural n’est que la dernière étape d’un processus de définition de programmation.
Le projet de Liffré ne déroge pas à cette règle et nous avons pu constater que plusieurs démarches avaient été engagées et que les choix d’implantation, de densité, de gabarit et de volumétrie pouvaient être différents. Un projet entre intentions urbaines et possibilité réglementaire.

Nos intentions

– Développer un front urbain sur la rue Théodore Botrel en continuité de l’avenue du Président François Mitterrand afin de développer le carrefour du centre-ville.
– S’inscrire en continuité du tissu existant, en reprenant les gabarits, les formes et les matières de l’habitat local Liffréen.
– Développer un habitat cohérent mais améliorant la densité du centre bourg.
– Ne pas poser un « objet architectural » qui ne se préoccupe pas de son contexte voisin mais, au contraire, qui le met en exergue et qui peut proposer une autre manière d’habiter le centre-ville de Liffré.
– Proposer une intégration douce du projet vis-à-vis d’un site existant composé de venelles de circulations historiques et vernaculaires.
– Travailler un projet capable de valoriser tous les axes périphériques, qu’ils soient visuels ou pratiques.
– Dissimuler l’espace du stationnement automobile en sous terrain.

Le site

Les parcelles sur lesquelles nous avons travaillé, sont situées en deuxième rideau de l’axe principal qui est la rue de Rennes.
Cet axe fédérateur du plan urbain de la ville se compose de différentes constructions de type maison individuelle. Celles-ci constituent un front de rue dynamique et irrégulier.
Un jeu de toitures de ces constructions vient proposer les faîtages soit perpendiculaires, soit parallèles, ce qui anime visuellement cette rue de Rennes.
Sa densité s’interrompt ponctuellement au niveau du carrefour avec la Rue Théodore Botrel. Cette rue vient relier un second plan de la ville qui s’ouvre sur les zones pavillonnaires au Nord de Liffré. Cependant, sa densité quasiment nulle, n’invite pas à la déambulation et à la promenade, ce qui implique une réelle « césure dans la ville » / coupure urbaine.

Le projet

En ce sens, nous avons imaginé un projet architectural qui, tout en proposant une densité de logements, pourrait également se retourner vers l’habitant en lui proposant une « image » et des matériaux dont il a l’habitude.
Ce bâtiment, malgré une masse construite assez conséquente, préserverait ainsi une échelle humaine grâce à un gabarit familier de maisons d’habitation, à des circulations piétonnes, à un choix de matériaux locaux et à un front de rue recréé à l’image des rues Liffréennes du centre-ville.
Ainsi, notre projet vient s’implanter de part et d’autre de la rue Théodore Botrel, s’appliquant à créer des reculs vis-à-vis de la rue tout en y apportant une nouvelle densité.
Ces retraits sur rue permettent d’animer un front de rue, mais également de créer des espaces privés, des circulations piétonnes et des placettes.
Ces dernières, seront des lieux et espaces invitant à la rencontre et au partage des futurs Liffréens.
Un jeu de murets de pierre est utilisé en clôtures, comme dans le centre historique, ce qui accentue l’aspect déambulatoire de ces aménagements extérieurs et accompagne le promeneur.
Les gabarits s’inspirent des maisons individuelles du début de la rue, mais également de la hauteur du bâtiment voisin, « le Florian ». Nous obtenons une réelle intégration dans le tissu urbain.
Le choix de diviser ces gabarits permet de retourner une façade principale de la construction vis-à-vis de la rue Théodore Botrel, mais également de la place du cimetière ainsi que les espaces de stationnements qui entourent le projet.
Le bâtiment s’ouvre ainsi sur tous ces axes périphériques, qu’ils soient piétons, routiers ou bien même seulement visuels.
Nous obtenons alors un ensemble de bâtiments sur un seul et même projet. Cette multiplicité de gabarits et donc de façades, implique un jeu de faîtage aux orientations variées.
Ce chapelet de toitures rappelle la densité existante du proche centre ville.
Cette disposition fait que la cinquième façade de notre projet est traitée de la même manière et qu’elle vient, comme l’ensemble du projet, s’insérer délicatement dans le contexte urbain de Liffré. Cette intégration est appuyée par le choix des matériaux.
Le choix de l’ardoise, de l’enduit béton peint et d’un bois local pour les loggias, permet de dissimuler la masse importante des constructions. De plus, inspiré par les constructions existantes voisines, le projet s’insère totalement dans le paysage urbain de Liffré.
Les murets de séparation des circulations et des espaces privés du rez-de-chaussée, seront en pierre du pays.

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